L’IA et moi
Je suis data scientist dans l'aéronautique, passionné d'IA et de nouvelles technologies. J'utilise activement l'IA agentique depuis décembre 2025. En quelques mois, je n'en ai pas fait un simple assistant de plus : j'ai développé mon propre écosystème d'outils autour d'elle, pour qu'elle travaille comme je travaille. Je crée ce blog pour partager mes expériences et mes idées.
Très vite, j'ai arrêté de voir l'IA comme un moteur de réponses. Je la traite comme un collègue à qui je délègue des tâches entières — mais un collègue sous contrat, avec des règles claires. D'abord l'autonomie : quand une tâche est claire, on l'exécute, sans me demander la permission à chaque étape ; on me dérange seulement pour une vraie décision. Ensuite l'opinion : quand je pose une question, j'attends une recommandation argumentée, pas cinq options équivalentes. Enfin la rigueur : je ne laisse rien partir tant que l'hypothèse n'a pas survécu à une tentative de la réfuter. Face à un bug, je ne devine pas la cause, je la mesure. Mesurer, falsifier, reformuler. Les idées vivent ou meurent par la donnée, pas par l'argument.
Pour que tout ça tienne, j'ai construit un cadre. L'IA ne part pas dans le vide : elle suit des enchaînements de tâches avec des points de contrôle qui refusent de laisser passer un travail médiocre, elle inspecte la structure réelle du code au lieu de la deviner, et chaque test doit vraiment tester quelque chose. Le principe est simple : plus le cadre est clair, plus l'autonomie est sûre. La liberté sans structure produit du chaos ; la structure sans liberté produit de la lenteur. Je cherche les deux à la fois.
Ce que je retiens, c'est que l'IA n'a pas remplacé mon jugement, elle l'a amplifié. Mal cadrée, elle amplifie la confusion ; bien cadrée, elle amplifie la rigueur. L'avenir n'appartient ni à ceux qui rejettent l'IA, ni à ceux qui lui délèguent aveuglément, mais à ceux qui savent en faire un collaborateur exigeant. C'est, au fond, exactement ce que j'attends d'un bon collègue humain.
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